Des problèmes avec un petit mammifère?

Selon diverses études, 18 ratons laveurs, 18 mouffettes, plusieurs marmottes et des centaines d’écureuils se partagent, en milieu urbain, le territoire d’un kilomètre carré. S’ils sont présents, c’est que nous leur fournissons souvent des aliments (poubelles et déchets) et des abris sécuritaires (dessous de galeries, cabanons, garages, cheminées, greniers).

Dans bien des cas, ces animaux ne font que passer et ne créent aucun dommage. Il vaut donc mieux les observer et surtout, ne pas tenter de les capturer ou de les détruire puisqu’ils sont protégés en vertu de l’Article 67 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune qui stipule ceci :

Une personne, ou celle qui lui prête main-forte, ne peut tuer ou capturer un animal qui l'attaque ou qui cause du dommage à ses biens ou à ceux dont elle a la garde ou est chargée de l'entretien lorsqu'elle peut effaroucher cet animal ou l'empêcher de causer des dégâts.

Afin de les garder à distance ou de les repousser s’ils vous visitent déjà régulièrement, nous vous proposons de prendre connaissance des informations contenues dans le dépliant Un petit mammifère vous importune? Fort heureusement, il existe en effet plusieurs solutions afin de cohabiter en harmonie avec ces animaux urbains.

Nous vous invitons aussi à consulter les plans pour fabriquer une clôture qui protégera votre potager ainsi qu’un grillagebloquant l’accès sous votre galerie ou votre remise.

Ce qu’il faut savoir au sujet de la relocalisation

La capture de ces petits mammifères dans le but de les relocaliser ailleurs ne constitue pas une solution. Les spécialistes s’entendent en effet pour dire qu’un territoire donné offre une « capacité de support » pouvant suffire aux besoins nutritionnels d’un nombre donné de mammifères.

Ainsi, le fait de déplacer un animal en dehors d’une zone n’aura pour effet que de stimuler les autres individus de la même espèce à se reproduire afin d’occuper l’espace devenu vacant. L’utilisation d’une cage-trappe ne fait donc qu’éradiquer l’élément nuisible de façon momentanée et temporaire.

Les trois illustrations suivantes démontrent le danger d’affecter l’écosystème lors de la relocalisation des animaux de la faune urbaine.

 Chaque déplacement d’animaux sauvages est également associé :

  • au risque d’introduction de nouvelles maladies ou de nouveaux parasites dans une région jusqu’ici non affectée – une relocalisation peut donc avoir des conséquences néfastes graves sur la santé publique, l’agriculture et la conservation d’espèces menacées.
  • au risque de zoonoses (maladies transmissibles aux humains), notamment la rage.


Pour obtenir plus de renseignements concernant la petite faune ou tout cas de nuisance, communiquez avec la SPA de l’Estrie au 819 821-4727, option 3.